« 2008-04 | Page d'accueil
| 2008-06 »
27.05.2008
Palme d’Or à Cannes : que du bonheur !
En attribuant la palme d’Or au film de Laurent Cantet « Entre les murs » adapté du roman de François Bégaudeau, Sean Penn et son jury ont frappé un grand coup.
Au moment où l’Ecole est dans l’œil du cyclone de la rue de Grenelle, au moment où une vision passéiste et rétrograde de l’Ecole est remise au goût du jour, l’honneur fait à ce film constitue un moment de vérité.
Vérité tout d’abord du quotidien des établissements scolaires, avec des élèves porteurs de qualités, de potentialités que l’Ecole essaie tant bien que mal de valoriser et de développer.
Vérité ensuite des difficultés rencontrées par les enseignants, souvent seuls et peu formés, confrontés aux angoisses, aux interrogations, aux manques de repères d’une jeunesse parfois perdue dans une société de plus en plus complexe et inégalitaire.
Vérité enfin portée par l’Ecole qui reste malgré tout un lieu de vie, d’apprentissages de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être, un lieu où les repères existent encore grâce à l’investissement et au professionnalisme des enseignants.
Laurent Cantet, François Bégaudeau, Sean Penn : merci.
17:49 Publié dans culture, Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Décentralisation : la droite malhonnête.
La mauvaise foi avec laquelle le gouvernement désigne les collectivités locales comme responsables des déséquilibres financiers de la France relève du cynisme, voire de la malhonnêteté.
En effet, la droite a totalement perverti la décentralisation telle qu’elle avait été mise en œuvre par la gauche en 1983.
C’est la droite qui a détourné ce principe de décentralisation en le transformant en un moyen commode pour l'Etat de se défausser de pans entiers de politiques publiques sur les collectivités locales, à l’instar du RMI ou des politiques d'aide aux personnes âgées. Et au bout du compte, c’est la droite qui a fait peser comme jamais la politique sociale sur les élus locaux dans le seul but de combler les vides laissées par l'Etat.
En transférant les compétences sans les financements, la droite a transféré de la pression fiscale, a aggravé les inégalités entre les collectivités territoriales et les élus locaux se sont ainsi retrouvés devant un dilemme : supprimer des services ou augmenter les impôts.
Au moment où la droite crie aux loups, rappelons simplement un seul chiffre : les collectivités locales financent aujourd'hui plus de 70 % de l'investissement public !
Plutôt que de stigmatiser les collectivités (régions, départements et grandes villes majoritairement à gauche), la droite ferait mieux d’assumer ses responsabilités.| |
16:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2008
Halte au feu
Je le dis tel que je le pense : la tournure que prend cette période de pré-congrès ne me plait pas. Bien entendu la question des personnes est importante pour mener les combats à venir à partir du moment où François Hollande a annonçé qu'il ne se représentera pas. Mais elle n'est pas tout et quand bien même nous aurions le ou la meilleur(e) candidat(e), nous serions incapables de revenir aux responsabilités sans un véritable projet de société.
Alors cette montée en puissance d'un affrontement bipolaire entre deux de nos responsables politiques est à mon sens dangereuse pour les socialistes au sens où elle relègue les questions de fond au second, voire à l'arrière plan : quel projet de société pour demain ? quelle alternative à la politique de la droite ?
Ce sont ces questions là -et d'autres- auxquelles les militants vont devoir réfléchir pendant ce congrès. Ne privons pas les militants de ce débat de fond. Le temps du choix des équipes viendra ensuite.
N'oublions pas que les Français nous regardent. Et que la droite exploitera au maximum les attaques et les querelles entre socialistes comme elle a su si bien le faire lors de la dernière élection présidentielle.18:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.05.2008
Retraites: urgence
Les manifestations très importantes qui ont lieu pour la préservation des retraites traduisent un problème de fond de notre société. La droite pense le régler en se contentant de rallonger la durée des cotisations. Piètre calcul !
Car le financement des retraites serait moins problématique si les créations d'emplois étaient au rendez-vous, générant ainsi des cotisations. Or le gouvernement, en décidant de multiplier les heures supplémentaires, va à l'encontre des créations d'emplois. De surcroit, notre pays détient le triste record du plus faible taux d'emploi des plus de 50 ans alors que ces personnes sont porteuses d'un vrai savoir faire dont pourraient bénéficier les plus jeunes.
Enfin je n'oublie pas que c'est la droite qui a supprimé le fonds de réserves qui avait été spécialement créé sous le gouvernement Jospin pour permettre d'assurer l'avenir du financement des retraites.
Des solutions existent : transférer 1 point des cotisations chômage sur l'assurance vieillesse permettrait d'assurer 40% du financement, moduler l'âge de la retraite en fonction de la pénibilité des métiers, promouvoir la retraite progressive, favoriser l'emploi des 45-60 ans... Autant de pistes qui préserveraient deux fondements essentiels de notre système de retraite : la solidarité et l'égalité.
Ce n'est pas le choix de la droite. Ce doit être le nôtre.
15:33 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.05.2008
Pour un congrès constructif et respectueux
Ne nous trompons pas dans l’ordre des choses. Dans un congrès, l’élection du 1er secrétaire de notre parti est certes un moment important. Toutefois c’est la dernière étape du congrès et non pas la première.
C’est pourquoi nous devons absolument éviter collectivement que cette seule question occulte la plus importante, à savoir la définition de notre ligne politique. Car si la politique de la droite est aujourd’hui contestée, rejetée par une majorité de nos concitoyens, pour autant les socialistes n’apparaissent pas comme une alternative politique nationale crédible.
Notre congrès doit donc être un congrès de débats de fond, un congrès fondé sur le respect : respect des personnes , respect des procédures et du calendrier, respect des militants et respect des Français car au bout du compte, c’est aux socialistes de proposer d’autres perspectives économiques et sociales à notre pays.C'est notre responsabilité et notre défi.
11:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.05.2008
Education: Sarkozy provoque.
A peine la manifestation du 15 mai terminée, le président s'est fendu d'une déclaration à la presse : allait-il revenir sur des suppressions des postes ? Allait-il enfin demander à son ministre de mettre en place une véritable consultation pour fixer les priorités en matière d'éducation sans tomber dans des annonces caricaturales porteuses d'une conception passéïste et rétrograde de l'Ecole ?
Que nenni !
Seule réponse du président de la République aux revendications des enseignants, des lycéens et des parents d'élèves: un projet de loi pour corseter le droit de grève des profs !
Décidément, Nicolas Sarkozy ne conçoit l'exercice du pouvoir que dans le rapport de force permanent, le conflit, la provocation.
L'Ecole de la République mérite mieux qu'un président qui méprise les personnels de l'éducation, les élèves et les parents.
14:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2008
Le fait du prince
Décidément, le président de la République ne sait plus quoi inventer pour exister, comme en témoigne sa dernière "sortie" sur la question de l'esclavage.
Oui l'esclavage est un crime contre l'humanité. Oui l'esclavage reste un crime ineffaçable de la chair et de l'inconscient de beaucoup de nos compatriotes, en particulier aux Antilles, en outre-mer, qui se vivent en France comme les héritiers de cette histoire.
Mais ce n'est pas au président de la République de changer les programmes de l'école primaire chaque fois qu'il y a un moment d'émotion. Cette décision souveraine est un abus de pouvoir.
Au delà du fait que cette déclaration traduit chez Nicolas Sarkozy une totale méconnaissance des programmes scolaires qui prévoient déjà l'étude de l'esclavage, le président de la République semble avoir oublié que dans notre pays la séparation des pouvoirs est une réalité et que par conséquent il ne peut pas décider tout seul.
Même sur un sujet parfaitement justifié, le fait du prince n'est pas acceptable
22:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, esclavage
10.05.2008
Sans scrupule
Le président de la République a enfin trouvé les responsables de sa chute de popularité, ceux qui s'acharnent à discréditer, à critiquer, à ternir l'image et la politique du chef de l'Etat : les médias, bien sûr !
Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?
On rappellera simplement que Nicolas Sarkozy a su trouver la presse pour, quand cela l'arrangeait, mettre sur la place publique sa vie personnelle sans aucune retenue mais bien pour s'en servir dans son ascension vers le pouvoir suprême, discréditant à cette occasion la
fonction présidentielle.
Accuser aujourd'hui ces mêmes médias de jouer un rôle d'opposition au chef de l'Etat relève au mieux de l'inconscience, au pire du cynisme le plus abouti.
22:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, médias
07.05.2008
Etats unis
Si le duel sans merci que se livrent Hilary Clinton et Barak Obama peut être considéré comme un bel exemple de démocratie, il présente à mes yeux deux risques majeurs pour la suite de cette élection présidentielle américaine:
-les coups échangés sont si durs que la cassure entre les supporters des deux candidats risque d'être difficilement réparable une fois la désignation démocrate acquise: comment les électeurs démocrates déçus de ne pas voir leur candidat(e) investie(e) pourront supporter le vainqueur de cette primaire après tant de coups bas et de dureté déployés tout ces derniers mois?
-qu'il s'agisse de Barak Obama ou d'Hilary Clinton, le candidat démocrate investi sortira extrêmement affaibli d'une campagne éreintante et aura à affronter un candidat républicain qui compte les coups depuis des mois, engrange des financements et trouvera ses meilleurs arguments de campagne contre le candidat démocrate dans ceux utilisés pendant la primaire démocrate.
Et pourtant, il y urgence à ce que les Etats-Unis se dotent d'un président démocrate pour redonner à ce grand pays de véritables perspectives d'avenir.
18:42 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élection, étas unis, clinton, obama
04.05.2008
Défi
La chute de popularité du président de la république m'amène à deux réflexions :
- la politique qu'il a engagée constitue à l'évidence un échec cinglant : aggravation des inégalités, remise en cause des systèmes de solidarité, démantèlement des services publics, retour en force des privilèges pour les classes les plus aisées ...Cette politique déçoit également une partie non négligeable de ceux qui ont voté pour Sarkozy il y un an : le retour à la réalité est brutal, les promesses ne sont pas tenues, les revirements sont incessants, la fonction présidentielle considérablement affaiblie, l'image de la France ternie un peu partout sur la planète,
- pour autant, cet échec ne signifie pas, loin s'en faut, que les socialistes incarnent une possible alternative à la politique libérale de Sarkozy. Et c'est pourtant ce défi que la gauche et notamment les socialistes doivent relever : bâtir un projet de société crédiblerépondant aux attentes de nos concitoyens, où chacun puisse trouver sa place et trouver des perspectives d'avenir. C'est tout le sens, tout l'enjeu du congrès que les socialistes vont tenir à l'automne. Sachons le relever.
16:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, socialistes, gauche, congrès


