29.07.2008

Fermeture du Centre sécurité sociale d’Epinay S/Seine: inacceptable

Photo 019.jpg

Suite à la fermeture du centre de la sécurité sociale d’Orgemont à Epinay S/Seine, j’ai participé à une délégation composée d’élus du Parti socialiste et de représentants du Parti communiste, du Parti Ouvrier indépendant et des Alternatifs d’Epinay sur Seine qui a rencontré M. Boïs , directeur adjoint de la CPAM de Seine-Saint-Denis, le lundi 28 juillet après-midi.

Lors de cet entretien, nous avons rappelé notre désaccord avec la décision de cette fermeture, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme car cette fermeture brutale, sans information préalable, a placé de nombreux usagers dans la difficulté.

Sur le fond, car une telle fermeture ne se justifie pas au regard des besoins de la population et contribue à aggraver plus encore les inégalités entre les territoires et les habitants.

Nous avons obtenu la réouverture d’une boite aux lettres permanente permettant le dépôt des dossiers ainsi qu’une rencontre dès septembre avec le directeur départemental de la CPAM pour obtenir la réouverture de centre sur Orgemont.

Je n’accepte pas que les habitants d’Epinay fassent une fois de plus les frais d’un système dicté par la seule recherche du profit au détriment du service public.


 

25.07.2008

Un scandale d’Etat et des chiffres qui parlent

autres-vos-creations-france-1003924644-1149793.jpgDans l’affaire du Crédit Lyonnais, si M. Tapie a gain de cause, c’est le contribuable, donc vous, moi, et d’autres, qui allons payer. Il n'y a pas eu de décision de justice mais une décision politique : la procédure d'arbitrage choisie est une procédure privée destinée au monde des affaires.

C'est par crainte de décisions de justice défavorables à M. Tapie que le sommet de l'Etat a imposé une telle procédure d'arbitrage, sans appel possible (comme par hasard juste avant la réunion du congrès à Versailles).

L'Etat va prendre à sa charge les dettes de M. Tapie. Contrairement à ce qui est avancé, l'Etat ne va rien récupérer de ses créances : c'est lui qui va payer pour les dettes du groupe Tapie.

Et les sommes sont colossales : 285 millions d'euros.

285 millions d’euros : c'est l'équivalent de la totalité des salaires annuels des 11000 postes d'enseignants supprimés cette année.

Et si on y ajoute les intérêts, on atteint 400millions : une somme suffisante pour effacer l'essentiel du déficit des hôpitaux publics du pays.

Pendant ce temps, on démantèle les 35h, on réduit le pouvoir d’achat, les remboursements médicaux, on démantèle les services publics, on reporte la mise en place du revenu de solidarité active.

Sarkozy a dit : « les caisses de l’Etat sont vides ».

Pas pour tout le monde

22.07.2008

Monocratie effective

2058314988.jpgAprès un an d’échecs et d’injustices, Nicolas Sarkozy cherchait à tout prix une victoire, une victoire pour faire oublier tout le reste : ses comportements, ses emballements, ses excès, ses erreurs, et pour finir, une crise économique et morale.

Il a pour cela utilisé toutes les ficelles, toutes les méthodes dont certaines ne font pas honneur à notre démocratie : débauchage des radicaux de gauche, pressions sur ses propres amis, menaces de redécoupage de circonscriptions, promesses de faveur, de promotion…

Une voix est une voix, qu’importent les moyens : seule la victoire importait.

Mais au bout du compte, ce fut une victoire à la Pyrrhus. Deux voix d’écart : celle du Président de l’Assemblée nationale, Président du Congrès et celle de Jack Lang, dont on savait ,depuis sa présence dans la Commission Balladur, qu’il avait été choisi pour ça.

Et un président de la république qui, en direct de Dublin, capitale irlandaise, commente « sa victoire » et tire à vue sur l’opposition, comme si la politique intérieure française pouvait trouver sa place à l’étranger !!

Décidément, notre pays va mal : la monocratie est en place.

19.07.2008

Cyclisme et dopage, reflets de notre société ?

1490909466-mark-cavendish-remporte-sa-quatrieme-victoire-d-etape.jpgTout compte fait, les scandales à répétition des coureurs dopés du Tour de France traduisent pour partie un certain état d’esprit, miroir de notre société.

Compétition, recherche absolue du record, toujours plus vite, toujours plus loin, surclassement de l’autre quels que soient les moyens utilisés, y compris ceux illégaux et de surcroît dangereux pour la santé : telle est la spirale infernale dans laquelle certains coureurs se perdent.

La pression médiatique, les enjeux financiers qui caractérisent des épreuves comme celle du Tour de France poussent à de tels comportements déviants, exemples désastreux pour les jeunes sportifs.

Il faudra pourtant bien finir par comprendre et accepter que les coureurs aillent moins vite si l’on veut rétablir une éthique et une pédagogie dans le monde du vélo, sport populaire par excellence.

14.07.2008

Régression sociale

defiles-paris-france-1361285203-1188924.jpgLe gouvernement poursuit sans état d’âme son démantèlement des avancées sociales réalisées par la gauche : en plein été, détricotant les 35h, il vient de modifier profondément l’organisation de la vie au travail d’une très grande majorité des salariés de notre pays.

En décidant de laisser les chefs d’entreprise, après des négociations dont ils seront les maîtres du jeu, fixer eux-mêmes le temps de travail de chacun de leurs salariés, c’est toute la vie au travail qui se trouve bouleversée.

Une fois de plus les conséquences de cette décision se feront concrètement sentir dans quelques temps. C’est pourquoi il faut dès à présent informer car sinon le réveil sera douloureux.

C’est d’ailleurs le calcul de Nicolas Sarkozy  qui vient publiquement de déclarer que les grèves ne lui faisaient plus peur. Il espère ainsi que l’individualisation du rapport au travail conduira à l’individualisation pure et simple de tous les comportements, réduisant à l’impuissance les mouvements collectifs ou les conflits sociaux.

La rentrée devra donc être active et réactive : il appartiendra notamment à toutes les forces de gauche, au premier rang desquelles le parti socialiste, d’engager dès la rentrée la mobilisation pour refuser ces régressions sociales sans précédent et proposer une alternative à cette politique ultraréactionnaire.

 

09.07.2008

Marina Petrella

ALeqM5jXRcOikkOW5gX0o6MQQ_KL8Xu-bg.jpgDepuis le Japon où il s'est rendu pour cause de G8, le président Sarkozy a annoncé qu'il avait décidé d'extrader Marina Petrella. Pourquoi à ce moment et en ce lieu ?

Alors qu'il vient soit disant de tendre la main aux FARC pour faciliter la libération des otages en Colombie et contribuer ainsi à instaurer la paix sociale dans ce pays, pourquoi s'acharner sur Marina? Pourquoi annoncer une telle décision depuis le Japon en plein G8 ?

Ne serait ce pas parce qu'il y a croisé Silvio Berlusconi qui cherche d'autant plus à se montrer intransigeant vis à vis des Brigades rouges qu'il fait  tout pour échapper lui même à la justice de son pays, n'hésitant pas pour cela à modifier les lois italiennes ?

Assez de ce deux poids, deux mesures, de cette justice à deux vitesses.

Face à ce double langage, exigeons du gouvernement français qu'il donne une image de la France conforme à ce qu’elle est.

Continuons de clamer haut et fort que nous refusons l'extradition de Marina

Faisons part de nos réactions en écrivant massivement au Président de la République, au Premier ministre et à la garde des sceaux pour leur dire qu'ils arrêtent de s'acharner sur Marina: http://www.ldh-france.org/media/actualites/Marina_Petrell...

03.07.2008

bienvenida a la libertad ingrid!!

file_336604_80568_vignette_une.jpgIl y a des jours où le bonheur touche des millions de personnes.C'est le cas depuis hier soir avec l'extraordinaire -et rocambolesque- libération d'Ingrid Bétancourt.

Après six ans de captivité, la voilà donc libre. A sa famille, à ses proches, aux médias,à ces milliers de femmes et d'hommes anonymes qui se sont mobilisé sans relâche pour ne pas que la détention d'Ingrid tombe dans l'oubli, un seul mot: MERCI.

Et  le combat continuera tant qu'il restera des femmes et des hommes privés du droit le plus précieux: la liberté.

02.07.2008

Sarkozy ...chef des armées

la_garde_au_drapeau_du_3e_regiment_de_parachutistes_d_infanterie_de_marine_rpima_actu.jpgLe dramatique accident de Carcassonne s'inscrit dans un contexte politique délicat pour le président de la République dans sa relation à l'armée française.
Chacun le sait: les militaires n'apprécient guère ni la méthode ni le contenu des projets de Nicolas Sarkozy en matière de défense nationale.
Ceci peut expliquer en partie la réaction extrêmement violente du président réclamant implicitement ,lors de ce drame , la tête des plus hauts responsables militaires.
Mais au fait....qui est le premier responsable de l'armée française?

Toutes les notes