30.10.2008

Tibéri : la honte

Tibèri.JPGEn signalant à la police une mère de famille sans papier venue inscrire son enfant à l’école, le maire du 5ème arrondissement se fait l’apôtre de la délation d’Etat.

Faudra-t-il rappeler à cet homme aux pratiques électorales douteuses que la scolarisation des enfants, ne lui en déplaise, ne dépend nullement de la situation de séjour des parents mais relève d’un droit imprescriptible ?

Quand bien même Tibéri  invoque l’article 40 du code de procédure pénale-article commandant aux fonctionnaires de dénoncer au procureur de la République les faits délictueux dont il a connaissance-, on voit bien qu’un tel comportement s’inscrit dans le cadre de la politique de la « chasse aux sans-papiers » engagée par le gouvernement.

S’attaquer ainsi aux femmes et aux enfants rappelle des heures sombres de notre Histoire.

Sauf à chasser de l’Ecole de la République des dizaines de milliers d’enfants, les pouvoirs publics doivent absolument prendre position.

Pour ma part, il est inconcevable de s’attaquer aux femmes et aux enfants, quelle que soit la politique invoquée.

25.10.2008

Fermeture Bibliothèque Mendès France : inacceptable

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Sans attendre la construction de la médiathèque place René Clair, la bibliothèque Mendès France du centre-ville va être fermée pour deux ans au moins.

Le maire  a en effet décidé de céder les locaux au profit d’un bar-tabac suite à la fermeture du centre commercial.

Si la question de la vitalité des commerces est un sujet important, pour autant cela ne doit pas conduire à une dégradation des conditions d’accès  à la lecture, élément essentiel d’intégration culturelle et sociale.

Or, la bibliothèque sera relocalisée à la Maison du Centre, dans un très petit espace absolument pas adapté à l’accueil du public.

Le nombre de places assises, de postes informatiques multimédia et d’ouvrages à la disposition du public sera bien inférieur à ce qu’il était.

Les personnels ont été mis devant le fait accompli: aucune concertation, aucune information : c'est le mépris le plus total.

Solidaires des personnels des bibliothèques, nous n’acceptons pas cette dégradation des services rendus à la population en matière de lecture publique qui, à l’évidence, ne fait plus partie des priorités locales.

 

 

 

22.10.2008

Audiovisuel public : le début de la fin

France télévision.JPGUne fois de plus, le chef de l’Etat et son gouvernement ne peuvent retenir leur soif de pouvoir et de main mise sur les piliers de notre démocratie.

 

 Le "projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public", présenté actuellement en conseil des ministres, constitue un nouvel exemple de cette dérive.

La mesure-phare de cette réforme controversée est la suppression par étapes de la publicité sur les chaînes publiques.

La publicité disparaîtra des écrans après 20 heures à partir du 5 janvier et sera supprimée définitivement fin 2011.

Alors qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses, la suppression progressive des recettes venant de la publicité va asphyxier l'audiovisuel public qui ne pourra pas compter sur l’Etat, d’où un déficit qui prendra une ampleur jamais égalée.

Enfin, en privant les chaînes publiques de publicité, donc d'une ressource extérieure, le gouvernement met ces chaînes dans la main de l'Etat, donc sous une dépendance politique inquiétante pour notre démocratie.

 

 

 

19.10.2008

Caisse d’Epargne : non à l’impunité

Caisse d'epargne Yaniick Trigance.JPGDans l’affaire de la Caisse d’Epargne-600 millions d’euros volatilisés suite à des placements douteux- convenons qu’il y a comme une impression de déjà vu. A  la Société Générale, mais aussi au sein de multiples établissements financiers dans le monde, où des traders ont pu pratiquer la spéculation sans aucun contrôle ni aucune retenue.

Le plus extraordinaire une fois encore, ce sont les grandes déclarations de Nicolas Sarkozy qui, la main sur le cœur, a demandé une nouvelle fois la tête des responsables.

Une fois de plus, on jugera non pas les paroles de Monsieur Sarkozy, mais les actes qui suivront.

Car lorsqu’on annonce des sanctions à  venir, encore faut-il qu’elles soient effectives.

Les épargnants ne sont pour rien dans cette affaire, ils en sont même les principales victimes et ils ont par conséquent besoin d’être rassurés, protégés. Dans ces moments de crise, il faut aussi faire des exemples pour ne pas laisser croire que seuls les puissants restent impunis.

Nous verrons bien si, à la direction de la Caisse d’Epargne, si proche du pouvoir actuel, toutes les conséquences de ces dérives sont tirées, qu’il s’agisse ou pas des amis de Monsieur Sarkozy.

13.10.2008

Congrès de Reims : pourquoi j’ai signé la motion de Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoe blog Yannick Trigance.JPGLe Congrès de Reims est le rendez-vous des Socialistes, mais aussi des Français. L’urgence est de nous opposer au pouvoir dévastateur de la Droite, sans sectarisme mais avec force. Il nous faut aussi préparer l’avenir, pour faire gagner le Parti socialiste et la gauche en 2012.

Pour cela, il nous appartient d’inventer ensemble un modèle de justice, de liberté et de progrès.

C’est pourquoi, avec d’autres , j’ai décidé de signer la motion présentée par Bertrand Delanoë, François Hollande et Pierre Moscovici.

En m’engageant pour cette motion, j’ai fait  le choix d’une dynamique majoritaire, pour un rassemblement ancré dans la clarté.

La motion dont le 1er signataire est Bertrand Delanoë est celle de la cohérence. Elle propose à la fois :

·        Une orientation claire : celle du réformisme assumé, de l’efficacité de gauche

·        Une stratégie et des alliances sans ambiguïté : le rassemblement à gauche avec ceux qui participeront à la construction de majorités nationales et locales.

·        Un Parti socialiste au travail, doté d’un programme pour 3 ans, renouvelé dans son fonctionnement et ses instances ; un parti de militants où l’on retrouve le goût d’agir ensemble.

·        Une équipe de direction cohérente et un Premier secrétaire qui soit une voix forte et crédible pour l’opposition qui fasse travailler tous les socialistes, et qui soit le garant du respect des militants et de leur vote.

 

En débattant sur le fond, en nous rassemblant sur des choix clairs et cohérents, nous  redonnerons un espoir à la France et préparons dès maintenant les conditions d’une victoire de la gauche en 2012.

07.10.2008

Récession : responsable tout de même

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Le gouvernement ne peut plus jouer les autruches : la récession est bien là. Toutes les dernières statistiques ne font que confirmer ce que Nicolas Sarkozy et son gouvernement refusent d’admettre depuis bien des mois : la France va mal et ce sont les plus modestes mais aussi les classes moyennes qui aujourd’hui sont le plus touchées.

 

Bien entendu, la crise mondiale venue essentiellement des Etats-Unis explique pour partie cette crise grandissante.

Mais pour autant, la droite  ne peut ni se dédouaner de sa responsabilité, ni se réfugier derrière de mauvaises excuses politiciennes comme par exemple les 35 h .

 

Car c’est aussi la stratégie choisie par le gouvernement actuel qui cause les dégâts dans notre pays : le paquet fiscal de 15 milliards pour les plus aisés devait soi-disant « booster » notre économie en relançant l’activité.

 

Résultat : bien avant la crise des subprimes, aucune amélioration ne s’est produite .Pire : tous les indicateurs sont au rouge.

 

L’heure est à la vérité : la politique de Nicolas Sarkozy est un échec.

01.10.2008

Banlieue sacrifiée

Blog Yanick Trigance Banlieue sacrifiée.JPG Décidément, ce gouvernement n’a que mépris pour la banlieue et ses habitants, à quoi il ajoute par ailleurs le mensonge.

En effet, sous prétexte de vouloir aider les communes « les plus pauvres », la ministre de l’intérieur envisage de supprimer la Dotation de Solidarité Urbaine –la DSU : 1,07 milliards d’euros annuels- à plus de 230 communes sur les 717 qui en bénéficiaient jusqu’alors, dont beaucoup de communes de notre département de Seine-Saint-Denis.

En supprimant le nombre de HLM des critères d’attribution de cette DSU, c’est une véritable ségrégation négative que la droite met en place.

Une fois de plus, les belles promesses de Nicolas Sarkozy s’envolent et le fameux plan de Fadela Amara, sans aucun moyen financier, n’y changera rien.

Oui, la « ban-lieue » est bien devenue un « lieu-au-ban » de notre société.

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