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14.06.2008
Vote irlandais: l'Europe toujours en crise
La victoire du "non" en Irlande , rejetant le traité européen de Lisbonne, plonge l'Europe dans une nouvelle crise institutionnelle.
Elle marque également un déficit démocratique dans la construction européenne: quand les parlements sont consultés -comme en France- , le vote emporte l'adhésion des parlementaires; mais quand il s'agit des peuples, alors la réponse est souvent négative.
Ce nouveau camouflet venu d'Irlande traduit indiscutablement une peur de cette Europe, une Europe pas assez sociale, pas assez protectrice, pas assez solidaire,même si paradoxalement en ce qui concerne l'Irlande, ce pays a considérablement bénéficié des subventions européennes ces dernières années pour relancer son économie.
A deux semaines du début de la présidence française de l'Union Européenne pour les six mois à venir, on pourrait cyniquement considérer que ce vote est "une bonne chose" pour gêner Sarkozy.
Telle n'est pas ma vision des choses.Car au bout du compte, l'Europe s'enfonce un peu plus dans l'impasse.
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11.06.2008
Les caisses sont vides…pour tout le monde ?
On apprend aujourd’hui que les dépenses de l'Elysée ont augmenté de 8,4% en 2007 par rapport à 2006 pour atteindre 35,11 millions d'euros.
La récente publication du rapport d'exécution sur l'année 2007 fait apparaître une progression qui est la plus forte depuis 2003.
L'arrivée de Nicolas Sarkozy se manifeste par une hausse trois fois et demie supérieure à celle des dépenses de l'Etat.
Trois postes de dépenses explosent : les frais de personnel (+10,9%) suite à de nombreux recrutements effectués par Nicolas Sarkozy, les gros travaux d'entretien qui passent de 1,9 à 3 millions d'euros, soit une hausse de 53% et la rémunération du président de la République qui a connu dès 2007 une première augmentation.
Enfin, la dotation présidentielle - en fait l'argent de poche du président - est passée de 101.125 euros à 130.638 euros (+29%).
Au moment où le gouvernement supprime des milliers de postes dans la fonction publique, au moment où le pouvoir d’achat des français est plus que malmené, au moment où chaque jour on nous dit qu’il faudra « travailler plus pour gagner plus » et travailler plus longtemps pour une retraite en diminution, ces chiffres ont quelque chose d’indécent et même de scandaleux.
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