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25.07.2008

Un scandale d’Etat et des chiffres qui parlent

autres-vos-creations-france-1003924644-1149793.jpgDans l’affaire du Crédit Lyonnais, si M. Tapie a gain de cause, c’est le contribuable, donc vous, moi, et d’autres, qui allons payer. Il n'y a pas eu de décision de justice mais une décision politique : la procédure d'arbitrage choisie est une procédure privée destinée au monde des affaires.

C'est par crainte de décisions de justice défavorables à M. Tapie que le sommet de l'Etat a imposé une telle procédure d'arbitrage, sans appel possible (comme par hasard juste avant la réunion du congrès à Versailles).

L'Etat va prendre à sa charge les dettes de M. Tapie. Contrairement à ce qui est avancé, l'Etat ne va rien récupérer de ses créances : c'est lui qui va payer pour les dettes du groupe Tapie.

Et les sommes sont colossales : 285 millions d'euros.

285 millions d’euros : c'est l'équivalent de la totalité des salaires annuels des 11000 postes d'enseignants supprimés cette année.

Et si on y ajoute les intérêts, on atteint 400millions : une somme suffisante pour effacer l'essentiel du déficit des hôpitaux publics du pays.

Pendant ce temps, on démantèle les 35h, on réduit le pouvoir d’achat, les remboursements médicaux, on démantèle les services publics, on reporte la mise en place du revenu de solidarité active.

Sarkozy a dit : « les caisses de l’Etat sont vides ».

Pas pour tout le monde

22.07.2008

Monocratie effective

2058314988.jpgAprès un an d’échecs et d’injustices, Nicolas Sarkozy cherchait à tout prix une victoire, une victoire pour faire oublier tout le reste : ses comportements, ses emballements, ses excès, ses erreurs, et pour finir, une crise économique et morale.

Il a pour cela utilisé toutes les ficelles, toutes les méthodes dont certaines ne font pas honneur à notre démocratie : débauchage des radicaux de gauche, pressions sur ses propres amis, menaces de redécoupage de circonscriptions, promesses de faveur, de promotion…

Une voix est une voix, qu’importent les moyens : seule la victoire importait.

Mais au bout du compte, ce fut une victoire à la Pyrrhus. Deux voix d’écart : celle du Président de l’Assemblée nationale, Président du Congrès et celle de Jack Lang, dont on savait ,depuis sa présence dans la Commission Balladur, qu’il avait été choisi pour ça.

Et un président de la république qui, en direct de Dublin, capitale irlandaise, commente « sa victoire » et tire à vue sur l’opposition, comme si la politique intérieure française pouvait trouver sa place à l’étranger !!

Décidément, notre pays va mal : la monocratie est en place.