04.12.2008
SDF : agir vite
Plus de 2000 morts dans la rue en dix ans. Près de270 en un an et 6 depuis le début de l’hiver. Il aura fallu attendre ces derniers décès pour que le gouvernement réagisse.
Et comment ? Christine Boutin envisage de conduire de force les sans-abri réticents dans des centres d’hébergement d’urgence.
Nicolas Sarkozy lui-même a très vite modéré les propos de sa ministre du Logement. Mais n’a pu s’empêcher de s’interroger sur la lucidité des personnes qui refusent d’aller dans les foyers. Des propos qui prouvent que l’État n’a pas compris le problème.
Aucune réponse durable n’est mise en oeuvre pour contrer la précarisation grandissante. L’hébergement d’urgence a ses limites ; les mesures existent, il faut les appliquer. À commencer par la loi de réquisition.
L’article 55 de la loi SRU, qui oblige chaque commune de plus de plus de 3500 habitants à avoir 20% de logements sociaux ou encore la loi DALO selon laquelle les SDF sont prioritaires pour l’accès au logement devraient être appliquées : ce n’est pas le cas.
Reste que l’offre n’est pas à la hauteur. Pour réinsérer les sans-abri, il faut construire des « logements très sociaux » ou des pensions de famille.
Aujourd’hui le gouvernement veut se désengager de l’ensemble des enjeux du logement et traiter exclusivement l’urgence sociale en hiver : c’est du cynisme d’État.
15:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.11.2008
Au travail

Les socialistes ont voté : ils ont choisi Martine Aubry comme première secrétaire du Parti Socialiste. Si le résultat est serré (42 voix d’écart avec Ségolène Royal sur 134 700 votants), il faut maintenant se rassembler autour de la nouvelle première secrétaire.
Cessons de nous regarder le nombril, cessons les polémiques inutiles, cessons les luttes fratricides. Car il y urgence à reprendre le combat contre la droite, aux côtés des gens qui souffrent au quotidien de la politique de Nicolas Sarkozy.
La France a besoin des socialistes : rassemblons nous et travaillons.
Il n’est que temps.
14:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2008
Congrès de Reims : et après ?
J’ai participé au congrès de Reims des socialistes en tant que délégué de la Seine-Saint-Denis. Les débats ont été intenses, animés, parfois sans concession et j’en retiens la chose suivante.
Pour qu’un congrès soit réussi, 3 conditions sont nécessaires :
-sortir du congrès avec une ligne politique
-sortir du congrès avec un leader qui porte la ligne politique déterminée à l’issue des débats et des votes
-sortir du congrès avec des propositions à faire aux Français pour répondre à leurs attentes et à leurs préoccupations de la vie quotidienne
A l’évidence, nous n’avons pas réussi à relever ces trois défis et il nous faut malgré tout sortir de cette situation.
Car au fond, être socialiste, c’est à la fois simple et terriblement compliqué : réduire les inégalités, changer la vie pour remettre au cœur de notre société la justice sociale, l’égalité des chances et la solidarité.
C’est un immense défi : sachons le relever. Pas pour nous, mais pour les Français qui attendent tant de nous.
18:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2008
Logement social : l’Etat se désengage

Alors que tout le monde constate que la France manque de logements sociaux, le gouvernement a décidé de diminuer ses aides à la pierre de 30% dans le budget 2009.
L’enveloppe pour le logement social passe de 800 à 550 millions d’euros. Cette diminution importante se traduira concrètement par 30 000 logements en moins de construits et 70 000 emplois qui ne se créeront pas.
Au moment où le secteur économique du bâtiment est en régression, cette décision constitue un non-sens politique alors qu’une augmentation du budget du logement social permettrait au contraire de soutenir le marché de l’emploi.
Le droit au logement doit rester une responsabilité d’Etat : il ne peut donc se désengager financièrement. Mais il doit également se donner les moyens de faire respecter par les communes les plus riches l’obligation d’avoir au moins 20% de logements sociaux, ce qui n’est pas le cas à ce jour.
L’heure est à l’urgence : Il y va de l’équité, de la solidarité et du droit de chacun à trouver sa place au cœur de notre République.
15:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.10.2008
Congrès de Reims : pourquoi j’ai signé la motion de Bertrand Delanoë
Le Congrès de Reims est le rendez-vous des Socialistes, mais aussi des Français. L’urgence est de nous opposer au pouvoir dévastateur de la Droite, sans sectarisme mais avec force. Il nous faut aussi préparer l’avenir, pour faire gagner le Parti socialiste et la gauche en 2012.
Pour cela, il nous appartient d’inventer ensemble un modèle de justice, de liberté et de progrès.
C’est pourquoi, avec d’autres , j’ai décidé de signer la motion présentée par Bertrand Delanoë, François Hollande et Pierre Moscovici.
En m’engageant pour cette motion, j’ai fait le choix d’une dynamique majoritaire, pour un rassemblement ancré dans la clarté.
La motion dont le 1er signataire est Bertrand Delanoë est celle de la cohérence. Elle propose à la fois :
· Une orientation claire : celle du réformisme assumé, de l’efficacité de gauche
· Une stratégie et des alliances sans ambiguïté : le rassemblement à gauche avec ceux qui participeront à la construction de majorités nationales et locales.
· Un Parti socialiste au travail, doté d’un programme pour 3 ans, renouvelé dans son fonctionnement et ses instances ; un parti de militants où l’on retrouve le goût d’agir ensemble.
· Une équipe de direction cohérente et un Premier secrétaire qui soit une voix forte et crédible pour l’opposition qui fasse travailler tous les socialistes, et qui soit le garant du respect des militants et de leur vote.
En débattant sur le fond, en nous rassemblant sur des choix clairs et cohérents, nous redonnerons un espoir à la France et préparons dès maintenant les conditions d’une victoire de la gauche en 2012.
09:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : congrès de reims
18.09.2008
Laïcité : compter sur nous-mêmes
« J’en appelle à une laïcité positive » : ce propos tenu par Nicolas Sarkozy à l’occasion de la venue du pape en France s’inscrit dans une stratégie de communication extrêmement cohérente qui, de fait, remet en cause le principe même de la laïcité.
Ces atteintes répétées à la laïcité portées par le président ne peuvent qu’encourager le communautarisme, les extrémistes de tous bords et doivent en même temps nous amener à réaffirmer quelques principes forts :
-plus que jamais les valeurs portées par la laïcité sont garantes du vivre-ensemble dans notre société : respect des consciences, séparation de la sphère publique et de la sphère privée, égalité des citoyens dans le choix d’une religion, égalité entre les cultes, égalité dans l’accès à l’école.
-la laïcité n’est pas une idéologie particulière en concurrence avec d’autre : elle est le cadre à partir duquel les différentes options spirituelles peuvent exister et s’organiser. C’est la loi qui pose la liberté de conscience et c’est l’Etat, au premier duquel se trouve le Président de la République, qui doit en être garant.
C’est pourquoi vouloir faire passer l’idée d’une « laïcité positive », c’est vouloir faire croire à une laïcité « négative » et c’est de fait remettre en cause le principe même de laïcité en fissurant son entité pour l’affaiblir et pour la replacer au cœur d’une polémique qui n’a plus lieu d’être.
Président de la république, Nicolas Sarkozy devrait être le premier gardien de ces principes. Il s’y refuse : à nous de préserver et de promouvoir la laïcité.
10:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laicité, nicolas sarkozy
27.05.2008
Décentralisation : la droite malhonnête.
La mauvaise foi avec laquelle le gouvernement désigne les collectivités locales comme responsables des déséquilibres financiers de la France relève du cynisme, voire de la malhonnêteté.
En effet, la droite a totalement perverti la décentralisation telle qu’elle avait été mise en œuvre par la gauche en 1983.
C’est la droite qui a détourné ce principe de décentralisation en le transformant en un moyen commode pour l'Etat de se défausser de pans entiers de politiques publiques sur les collectivités locales, à l’instar du RMI ou des politiques d'aide aux personnes âgées. Et au bout du compte, c’est la droite qui a fait peser comme jamais la politique sociale sur les élus locaux dans le seul but de combler les vides laissées par l'Etat.
En transférant les compétences sans les financements, la droite a transféré de la pression fiscale, a aggravé les inégalités entre les collectivités territoriales et les élus locaux se sont ainsi retrouvés devant un dilemme : supprimer des services ou augmenter les impôts.
Au moment où la droite crie aux loups, rappelons simplement un seul chiffre : les collectivités locales financent aujourd'hui plus de 70 % de l'investissement public !
Plutôt que de stigmatiser les collectivités (régions, départements et grandes villes majoritairement à gauche), la droite ferait mieux d’assumer ses responsabilités.| |
16:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2008
Halte au feu
Je le dis tel que je le pense : la tournure que prend cette période de pré-congrès ne me plait pas. Bien entendu la question des personnes est importante pour mener les combats à venir à partir du moment où François Hollande a annonçé qu'il ne se représentera pas. Mais elle n'est pas tout et quand bien même nous aurions le ou la meilleur(e) candidat(e), nous serions incapables de revenir aux responsabilités sans un véritable projet de société.
Alors cette montée en puissance d'un affrontement bipolaire entre deux de nos responsables politiques est à mon sens dangereuse pour les socialistes au sens où elle relègue les questions de fond au second, voire à l'arrière plan : quel projet de société pour demain ? quelle alternative à la politique de la droite ?
Ce sont ces questions là -et d'autres- auxquelles les militants vont devoir réfléchir pendant ce congrès. Ne privons pas les militants de ce débat de fond. Le temps du choix des équipes viendra ensuite.
N'oublions pas que les Français nous regardent. Et que la droite exploitera au maximum les attaques et les querelles entre socialistes comme elle a su si bien le faire lors de la dernière élection présidentielle.18:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2008
Le fait du prince
Décidément, le président de la République ne sait plus quoi inventer pour exister, comme en témoigne sa dernière "sortie" sur la question de l'esclavage.
Oui l'esclavage est un crime contre l'humanité. Oui l'esclavage reste un crime ineffaçable de la chair et de l'inconscient de beaucoup de nos compatriotes, en particulier aux Antilles, en outre-mer, qui se vivent en France comme les héritiers de cette histoire.
Mais ce n'est pas au président de la République de changer les programmes de l'école primaire chaque fois qu'il y a un moment d'émotion. Cette décision souveraine est un abus de pouvoir.
Au delà du fait que cette déclaration traduit chez Nicolas Sarkozy une totale méconnaissance des programmes scolaires qui prévoient déjà l'étude de l'esclavage, le président de la République semble avoir oublié que dans notre pays la séparation des pouvoirs est une réalité et que par conséquent il ne peut pas décider tout seul.
Même sur un sujet parfaitement justifié, le fait du prince n'est pas acceptable
22:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, esclavage
10.05.2008
Sans scrupule
Le président de la République a enfin trouvé les responsables de sa chute de popularité, ceux qui s'acharnent à discréditer, à critiquer, à ternir l'image et la politique du chef de l'Etat : les médias, bien sûr !
Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?
On rappellera simplement que Nicolas Sarkozy a su trouver la presse pour, quand cela l'arrangeait, mettre sur la place publique sa vie personnelle sans aucune retenue mais bien pour s'en servir dans son ascension vers le pouvoir suprême, discréditant à cette occasion la
fonction présidentielle.
Accuser aujourd'hui ces mêmes médias de jouer un rôle d'opposition au chef de l'Etat relève au mieux de l'inconscience, au pire du cynisme le plus abouti.
22:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, médias


